• Petite plume blanche se baladant avec les vents,

    Petite et légère, tu vas toujours voyageant,

    Mais, jolie plume, dis-moi donc où tu vas ?

    Tu répondis que tu ne savais pas,

    Que tu voyageais, voyais le monde

    Jour après jour faire sa ronde,

    Sans jamais savoir où tu allais te poser,

    Car une surprise le vent te faisait,

    Emportant sa belle légère et douce

    Dans les villes à travers une infinie course.

    De toutes les amantes tu es la préférée,

    Car tout du monde tu as vu avec ton aimé.

    Il te montre ce que jamais plus grande dame

    N’a pu admirer en versant de bonheur tes larmes.

    Voyez donc, amants du monde !

    Ces deux-là, tels des ondes

    Courent sans cesse ensemble,

    Ne sont-ils point beaux, quand elle tremble

    Sous ses caresses douces mais puissantes

    Qui les rapprochent et créent leur entente ?

    Petite plume qui va avec le vent,

     

    Je te souhaite avec lui un bonheur abondant.


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  • Depuis toujours nous les recherchons,

    Ces délicats pétales

    Qui jamais ne se fanent,

    À un mythe nous pensions,

    Pourtant ces belles parfumées

    Sont bien une partie de la réalité,

    Même si delles nous doutions,

    Ce sont les fleurs de la Passion.

    Douces et coquettes,

    Elles néclosent dans nos cœurs

    Quune fois prêtes

    Pour les embaumer à toutes heures.

    Mais comment savoir quand elles se montreront ?

    La réponse est dans leur nom.

    Ces demoiselles colorées

    Sortent une fois trouvé leur bien-aimé,

    Car ces exquises créatures

    Croient en un amour pur,

    Où le mensonge na nulle place,

    Et où la sincérité au sommet se place.

    Ces fleurs éclosent belles et fraîches

    En les cœurs des amants

    Et à jamais y résident et font naître les flammèches

    Qui constituent les brasiers de lAmour ardents.

    Ces fleurs, malgré leur immortalité,

    Se font trop rares.

    Pour les sauver,

     

    En lAmour il faut se remettre à croire.


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  • Lamour rend aveugle,

    Il rend fou,

    Tant par sa faute ont vu flou,

    Tant ont rendu lâme par la faute de cet aigle.

    Pourtant, même fou, on en est heureux,

    Rien autant que lui na rendu plus joyeux.

    Il rend les maux moindres et insignifiants,

    Il donne courage et rend vaillant,

    Car pour l’être que lon aime, on peut tout,

    Tant que de son bonheur on se soucie avant nous.

    Ulysse pour sa Pénélope défia les dieux,

    Roméo pour sa Juliette donna son âme

    Refusant de son absence subir le mal,

    Lancelot pour sa reine fit le preux,

    Tous ont accepté souffrances pour un cœur

    Quils chérissaient et souhaitaient être le leur.

    Il est vrai que lamour rend fou,

    Mais alors le sort des fous

     

    Nous envions beaucoup !


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  • Une créature toute de blanc

    Semblable à lange innocent

    Vint troubler le calme de leau.

    Cette créature était un cygne, très bel oiseau.

    La pure bête,

    Levant vers les cieux sa blanche tête,

    Cria une note, puis une autre, puis encore plein,

    Entonnant un chant à la fois douloureux et serein

    Que tout vivant à lentour entendit.

    Un autre de son espèce sy joignit,

    Lhymne funèbre deux parut charmant,

    Car ces oiseaux étaient amants.

    Aux pieds de la mort lun voyant son camarade

    Décida de se jeter plutôt que dêtre malade

    De la perte de lâme à la sienne jumelle,

    Il désira den sa souffrance se joindre à elle.

    Le premier finalement tomba,

     

    Son bien-aimé à son tour succomba.

    Désormais ces êtres sont unis,

     Leur amour le leur permit. 


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  • Sous une lune reflétée

    Par un lac illuminé,

    Le visage fouetté

    Par une brise de soirée,

    Les astres penchés

    Sur nos têtes rougissantes,

    Le temps même sest arrêté

    Pour nous, à lencontre de sa nature fuyante.

    Et en ce jardin où nos âmes éclosent

    Léternité semble une simple chose

    Car nous ne la percevons même plus,

    De l'eau nous oublions le flux

    Pour nos yeux admirer

    Et deviner au-delà nos pensées.

    Et parmi nos vœux communs,

    Lun sans cesse revient,

    Celui de ne jamais plus ressentir le temps

    Et de toujours être à cet instant.

    La blanche colombe rompit ce souhait

    Frôlant de leau la surface argentée,

    Puis à nos pieds déposant son fardeau

    Qui était une rose et des gouttes deau.

    À une bénédiction de loiseau nous pensâmes

    Et prîmes la rose quà deux nous embrassâmes,

    Faisant encore barrière à la course du temps

    Et nous noyant dans le firmament.

    Une comète passa,

     

    Une même chose on souhaita.


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